"Che botta!"

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Aouch! « Quel coup! » L’Italie, sommée de se serrer la ceinture pour faire face à la crise de l’euro, vient d’annoncer son plan d’austérité. Et les mesures concernant la défense sont pour le moins drastiques. D’ici 2032, l’armée italienne devra se satisfaire de 150 000 militaires contre 190 000 actuellement, soit une coupe claire de 40 000 postes!

Sans grande surprise, c’est l’armée de terre qui va supporter l’essentiel du fardeau, avec la suppression pure et simple de deux brigades, passant de 11 aujourd’hui à 9 demain. Révision des structures de commandement, le corps des officiers généraux devra aussi se serrer la ceinture, presque 100 postes de généraux sont considérés de trop (sur plus de 400 aujourd’hui)… Cette réduction d’effectifs sera accompagnée de coupes dans les équipements, des engins blindés aux hélicoptères, en passant par les moyens d’artillerie.

Pourtant, la défense italienne était déjà assez mal pourvue, affichant l’effort de défense le plus bas d’Europe: 0,9 % du PIB, contre une moyenne européenne de 1,61%.

Le plan de réduction des armées annoncé hier par ministre italien de la Défense, Gianpaolo Di Paola vise aussi à rééquilibrer un budget défense qui fait la part belle aux salaires: l’Italie consacre aux personnels 70% de son budget défense. A titre de comparaison, les pays européens dépensent 51% de leur budget en moyenne pour leurs personnels (52% du budget en France). Conséquence, le budget dédié aux investissements et à l’équipement n’atteint que 11, 2% en Italie (contre 30,2 % en France). 

L’objectif de Rome est donc double : réduction et rééquilibrage des dépenses militaires, en investissant d’avantage dans les fonctions « opératives ». En ce qui concerne les opex, pas de grands changements annoncés, si ce n’est une réduction, déjà prévue, du contingent engagé au Liban.