Vers un futur transport de troupes tchéco-polonais

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Les gouvernements de Pologne et de République Tchèque joindront leurs forces pour fournir un nouveau véhicule de transport de troupes aux forces armées polonaises, nous apprend le média polonais Gazeta Polska Codziennie. Selon le ministre de la Défense polonais Bartosz Kownacki, ce serait l’un des programmes d’acquisitions que Varsovie lancera en priorité dans les mois à venir.
 

La Pologne chercherait-elle déjà un remplaçant à la variante transport de troupes du KTO Rosomak?


 
Le gouvernement polonais est actuellement en discussion avec les autorités tchèques concernant ce programme, précise Kownacki. Selon les premières lignes du projet, la Pologne aura un rôle dominant tandis que la République Tchèque offrira son support. Aucun montant ni nombre de plateformes envisagées n’ont été dévoilés par le ministre de la Défense polonais.
 
Cette collaboration jouit en tout cas d’un précédent avec l’OT-64, un véhicule de transport de troupes développé conjointement dès 1959 par la Pologne et ce qui était alors la Tchécoslovaquie, qui fût largement exporté par la suite. Au-delà de cet exemple pour le moins anachronique, les industries de défense de ces deux pays profitent d’un solide savoir-faire en matière de véhicules militaires. Ainsi, depuis 2013, la société polonaise Wojskowe Zakłady Mechaniczne (WZM) produit sous licence une variante du véhicule AMV de Patria, connue en Pologne sous la dénomination de KTO Rosomak. La République Tchèque dispose elle aussi d’une expérience historique en matière de véhicules blindés avec des sociétés tels que Tatra ou Excalibur Army qui fabriquera 20 véhicules de transport de troupes Pandur II pour l’armée tchèque en collaboration avec Steyr-Daimler-Puch. Si la participation de l’industrie tchèque semble se confirmer, rien ne permet de dire si le pays compte par la suite acquérir le véhicule de transport envisagé.
 
Tant le Rosomak que le Pandur II étant des véhicules à roues, il est légitime de s’interroger sur le design du véhicule concerné par ce programme. La « menace à l’est » n’y est sans doute pas pour rien, les deux pays ayant probablement estimé que des plateformes tels que celles évoquées précédemment pourraient s’avérer trop « faible » en cas de guerre conventionnelle. La Pologne pourrait donc se baser sur de précédents projets, tels les chars de combat WBP Anders et PL 01, pour produire un véhicule de transport plus « costaud ».