L’externalisation envisagée pour former une partie des pilotes d’hélicoptère des armées

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Une partie de la formation des pilotes d’hélicoptère des armées françaises est en passe d’être externalisée, solution retenue pour compenser les capacités jugées insuffisantes de l’école de l’Aviation légère de l’armée de Terre (EALAT). 

Entre « déficit chronique de moniteurs » et « augmentation des besoins en formation », les capacités de la base école – 6e RHC de Dax (Landes) de l’EALAT « seront insuffisantes », pointe un appel d’offres publié vendredi dernier. Sans compter « la saturation potentielle de la plateforme » en matières de mouvements aériens quotidiens. Une seule solution donc : l’externalisation. 

Conduite par le Service du commissariat des armées, l’opération vise à confier à un prestataire externe le soin de conduire la formation initiale pratique de certains pilotes de l’ALAT et de la Brigade aérienne d’assaut et de projection (BAAP) de l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE), ainsi que de pilotes étrangers au profit de l’état-major des armées (EMA). 

Jusqu’à 12 pilotes de l’ALAT, huit de l’AAE et six en provenance de pays partenaires seraient ainsi formés au sein des installations d’un titulaire dont la proximité avec l’EALAT s’avère « souhaitable » dans le cas de l’armée de Terre. L’exigence s’étend aussi à l’instruction initiale théorique pour le contingent étranger et pour l’AAE, qui « souhaite réduire le retard de formation grandissant de ses jeunes pilotes ».

Côté ALAT, la durée de formation s’étendra sur six à 10 mois et comprendra 135 heures de vol réalisées au travers de modules allant du pilotage de base au vol de nuit, en passant par le vol en milieu montagneux et sous jumelles de vision nocturne. 

Alloti pour chacun des trois bénéficiaires, ce marché fera l’objet d’un accord-cadre conclu pour une durée de cinq ans, dont une première année en tranche ferme. Si le volet financier n’est pas détaillé, le besoin semble particulièrement urgent. Le lancement d’une première session est ainsi espéré pour octobre prochain par le COMALAT, pour décembre prochain par la BAAP. 

Le recours à l’externalisation n’est pas neuf pour l’EALAT. Depuis 2008, celle-ci s’est tournée vers HeliDax pour la fourniture d’heures de vol grâce à une flotte de 36 hélicoptères H120. Un périmètre d’activités étendu en 2019 à la maintenance des 18 hélicoptères Fennec de l’ALAT. Et deux expériences qui placent cette filiale du groupe DCI en pole position pour ce nouveau marché.

Crédits image : HéliDax