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Une première tranche de véhicules SCORPION pour l’armée luxembourgeoise

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Annoncé depuis plus d’un an, l’achat par le Grand-Duché de Luxembourg d’un premier lot de véhicules SCORPION est désormais sur les rails. Une manoeuvre réalisée par l’entremise de la Belgique, qui dispose déjà de liens étroits avec l’industrie française grâce au partenariat CaMo.

Cette commande luxembourgeoise, ce sont les 38 EBRC Jaguar et 16 VBMR Griffon destinés à armer une partie du futur bataillon de reconnaissance binational construit avec la Belgique sur demande de l’OTAN. Ce bataillon des Guides-Chasseurs luxembourgeois sera pleinement opérationnel à compter de 2030, deux ans après l’arrivée des premiers véhicules blindés produits par KNDS France, Thales et Arquus.

Armée notamment par 350 militaires luxembourgeois, cette unité médiane « marque l’excellente coopération belgo-luxembourgeoise en matière de défense et nous sommes résolus à renforcer la défense européenne afin de garantir la sécurité de nos citoyen·ne·s », a déclaré le chef d’état-major adjoint de l’Armée luxembourgeoise, le colonel Pascal Ballinger. 

L’effort financier n’est pas a détaillé, mais celui-ci avait été évalué à un peu plus de 600 M€ dans le projet de loi adopté l’an dernier par les parlementaires luxembourgeois. Il comprend non seulement les véhicules, mais aussi des lots de pièces, des prestations de formation ainsi que des sous-systèmes d’armes, de protection et de communication. D’autres enveloppes sont prévues pour des mises à niveau et pour la maintenance des deux parcs, amenant l’estimation à un total de 1,9 Md€ sur 30 ans. 

« Cet accord montre non seulement la force de la coopération belgo-luxembourgeoise, mais aussi l’importance qu’elle prend dans le cadre de la coopération avec la France. En utilisant les mêmes véhicules et systèmes, nous garantissons une interopérabilité maximale au sein du futur bataillon binational de reconnaissance ainsi qu’avec nos partenaires français », a souligné le lieutenant-général Bernard Phaleg, à la tête d’une Direction générale des ressources matérielles (DGMR) chargée de co-piloter le volet matériel du partenariat CaMo.

Comme pour la partie belge, l’investissement luxembourgeois devrait s’accompagner de retours industriels. Un accord d’entente (MoU) a été signé dans ce sens entre KNDS France, la Direction de la défense et le ministère de l’Économie du Grand-Duché. Ce « partenariat mutuellement bénéfique » ouvre la voie au développement des liens avec les acteurs luxembourgeois dans les domaines de la R&D et de la production, à la participation de la filière locale au soutien des Griffon et Jaguar luxembourgeois, ou encore à « la promotion des connaissances liées à la défense au sein du monde académique luxembourgeois ». 

Restera à rééditer la manoeuvre pour les cinq VBMR-L Serval également dans le viseur de la Défense luxembourgeoise. Ici aussi, celle-ci pourra s’appuyer sur un nouveau vecteur contractuel mis en place par la Belgique. Baptisée « CaMo 3 », cette extension du partenariat stratégique vient tout juste d’être validée par le gouvernement. Elle annonce la livraison d’une première vague de 123 Serval pour la Force Terrestre. 

Crédits image : Crédits image : Georges Abou Mrad / Légion étrangère

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