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Top départ pour le renouvellement des porte-engins blindés de l’armée de Terre

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Les grandes manoeuvres démarrent pour renouveler le parc de porte-engins blindés de l’armée de Terre, conformément à l’impulsion souhaitée par son chef d’état-major, le général Pierre Schill, en matière de logistique.

Conduite par la Direction générale de l’armement (DGA), cette compétition annonce l’acquisition d’au maximum 240 « ensembles porte-blindés de nouvelle génération » (EPBNG) au travers d’un accord-cadre conclu pour un peu plus de sept ans. Ouvert à la filière européenne, le futur marché comprend plusieurs tranches optionnelles et bons de commande que le client choisira d’affermir ou non. 

Chaque EPBNG se composera d’un camion tracteur blindé ou non et d’une semi-remorque routière surbaissée ou d’une semi-remorque tout-chemin. Ces ensembles auront pour double mission d’assurer la projection stratégique à longue distance et la mobilité tactique de véhicules blindés pesant jusqu’à 70 tonnes, à commencer par le char Leclerc rénové. Il s’agira, sur un théâtre, de pouvoir « réaliser rapidement des bascules d’effort et d’évacuer les blindés endommagés », précise l’appel d’offres.

Les régiments concernés devront néanmoins attendre un peu avant de mettre la main dessus. Le calendrier prévoit en effet de consacrer deux années à un « complément de développement » avant de basculer sur cinq années de production. A priori, les premiers exemplaires n’arriveraient donc pas avant 2028-2029.

Ces porte-blindés représentent l’une des nombreuses flottes vieillissantes visées par le programme de flotte tactique et logistique terrestre (FTLT). Plus de 330 M€ d’autorisations d’engagement lui sont consacrés en 2026, de même que 66 M€ de crédits de paiement. De quoi matérialiser une troisième tranche de camions-citernes de nouvelle génération (CCNG) au travers de l’incrément 1, mais aussi commander le développement et les premiers EPBNG au titre de l’incrément 3. 

« La logistique au sens large, dont fait partie la voie ferrée, est l’une des dimensions que nous devons réapprendre, redécouvrir, réinvestir », rappelait le CEMAT début novembre en audition sénatoriale sur le budget 2026. Un effort particulier est annoncé pour l’an prochain pour renouveler les moyens d’une arme « trop négligée durant les dernières décennies », soulignait la députée Isabelle Santiago (PS) dans un rapport sur les crédits alloués l’an prochain aux forces terrestres. D’autres capacités sont attendues de pied ferme en dehors des EPBNG, dont les premiers porteurs logistiques destinés à remplacer les GBC ou encore ces wagons polyvalents interarmées théoriquement commandés l’an prochain sur base d’un autre programme. 

Crédits image : armée de Terre

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