Le fonds spécial de soutien à l’Ukraine porté à 200 M€

Crédits : Forces armées ukrainiennes

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Le fonds spécial de soutien à l’Ukraine mis en place par la France sera finalement abondé à hauteur de 200 M€. L’amendement au projet de loi de finances rectificative (PLFR) déposé par le gouvernement en vue de doubler l’enveloppe initiale a été adopté hier soir par l’Assemblée nationale. 

Le second et dernier PLFR pour 2022 prévoyait 100 M€ de crédits sur le programme 146 « Équipements des forces » au profit du fonds spécial qui permettra à l’Ukraine d’acheter des équipements militaires français, conformément à l’annonce présidentielle de début octobre. Un effort applaudi mais qui devait « continuer et s’accentuer », estimait une grande partie de la majorité dans un amendement déposé ce lundi par le député Renaissance Benjamin Haddad. 

« Huit mois après le début du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les Ukrainiens ont plus que jamais besoin de notre soutien », ont rappelé les députés. Message reçu du côté de l’Élysée, qui a, le même jour, soumis un amendement à l’objectif identique. « Le Président de la République a souhaité, comme certains députés de la majorité – je pense à M. Haddad et au groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT) –, que nous doublions son montant », déclarait hier le ministre délégué Gabriel Attal en amont du vote. 

Soutenu par plusieurs avis favorables, le texte gouvernemental a été entériné sans davantage de discussions, entraînant le retrait de son « double parlementaire ». « Cet amendement répond à notre objectif d’aider l’Ukraine à défendre sa souveraineté, tout en renforçant par ailleurs nos industries de défense », a justifié le ministre délégué. De fait, « l’enjeu est aussi de participer au développement d’une économie de guerre qui fera travailler les entreprises françaises, puisque la facilité que nous accordons à l’Ukraine lui permettra d’acheter français dans des conditions négociées avec les entreprises ».

L’initiative est aussi un message fort en direction de Kiev, à un mois de la tenue à Paris d’une conférence de soutien à la population ukrainienne. « Notre logique est bien d’être aux côtés de ce pays pendant la guerre mais aussi d’être pleinement engagés et impliqués dans la construction de l’Ukraine de demain », complétait Gabriel Attal.