En 2012, l'armée de terre comptera moins de 100 000 soldats

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Le seuil est symbolique. En 2012, l’armée de terre passera sous la barre des 100 000 soldats. Un palier jamais franchi par l’armée française depuis sa création en tant qu’armée professionnelle et permanente par… louis XIV! Même sous l’occupation en 40, désarmée, l’armée avait été contrainte de réduire ses effectifs à… 100 000 militaires! En 2012, l’armée de terre va perdre entre 6 000 et 7 000 soldats, puis, à partir de 2013, de l’ordre de 1000 à 1500 militaires par an… Cette dernière vague de réduction des effectifs des armées, résulte d’une réforme annoncée en 2008 par le précédent ministre de la défense et formalisée en 2008 par le livre blanc. Cette tendance à la réduction de format est constante depuis le lendemain de la guerre froide. Il est vrai que le contexte géostratégique n’est plus le même, la France n’a plus de menace directe à ses portes. Puis la crise budgétaire est passée par là. Il est aussi vrai que les équipements aujourd’hui permettent plus, voir beaucoup plus, avec moins de soldats. Et la grande partie des opérations extérieures se réalisent le plus souvent dans un cadre multinational. Espérons que cette situation perdure…

 

Mais le plus inquiétant est sans doute les tensions vécues par l’armée de terre. Comme le rappelait récemment le Chef d’état major de l’armée de terre (CEMAT), le général Ract-Madoux lors de son audition devant les parlementaires, l’armée de terre n’a jamais connu un aussi fort déploiement de forces outre-mer: 36 000 hommes, soit plus d’un tiers de ses effectifs.

 

Tout aussi inquiétant, les coupes budgétaires contraignent à supprimer des exercices et des manœuvres, pourtant essentiels à la préparation des soldats. En 2012, le nombre de jours de préparation et d’activités opérationnelles devrait être de 110 contre 120 jours en 2010, soit 60 millions de journées d’activités. Ce dernier seuil annuel étant considéré comme celui nécessaire pour une bonne préparation opérationnelle. « Nous craignons d’atteindre les 105 jours en 2013 », s’alarmait le CEMAT fin octobre. D’autant plus que, d’après nos informations, les unités de retour d’Afghanistan, ne sont pas comptabilisées dans ces journées d’exercices. Il va donc falloir les ré-inclure dans le cycle des exercices. Mais à quel prix?

1 Comment

Guillaume Julien le Goff 19 janvier, 2013 - 1:19

En plus actuellement nous sommes en guerre totale

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