Decazub : l’armée montre ses muscles… et ses faiblesses

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La démonstration des capacités des forces terrestres en zone urbaine ou Decazub, c’était aujourd’hui. Cette opération menée par l’armée de terre, à l’initiative du général Ract-Madoux, Chef d’état-major de l’Armée de terre, visait à montrer aux parlementaires, membres de la commission du Livre blanc et cabinet du ministre, les capacités de l’armée de terre d’aujourd’hui mais aussi celles de demain; celles qu’apportera le programme Scorpion.

Grâce à une démonstration se déroulant sur un scénario joué sur le centre d’entrainement aux actions en zone urbaine (Cenzub) à Sissonne, les invités ont pu comprendre, très concrètement, les qualités de l’armée de terre, mais aussi les faiblesses que viendront combler Scorpion : du manque de protection (servants à l’extérieur des véhicules…) aux lacunes dans les moyens de communication et de commandement (pas de temps réel, situation amis-ennemis incomplète…), en passant par des capacités encore inexistantes (tir au delà de la vue direct, mortier embarqué à bord d’un blindé et non remorqué…).

L’occasion aussi de constater que le programme Scorpion est aujourd’hui une démarche qui est arrivée à maturité. Organisé autours de trois cœurs que sont le système d’information et de commandement unique (SICS), la vétronique des véhicules et la simulation embarquée, Scorpion passe par la définition de « labels » qui seront communs à tous les futurs équipements de l’armée de terre et qui permettront de diminuer le coût de possession des matériels. « Scorpion reliera tout le monde en temps reflexe, rendra la lecture du combat simple, fluide, afin d’anticiper les situations, favoriser l’initiative et accélérer la manœuvre » résumait le colonel Cadapeaud, officier de programme Scorpion. 

A noter la large participation d’industriels partenaires de l’armée de terre, de grands groupes (Thales, Nexter, Safran, RTD), mais aussi de PME innovantes, qui présentaient leurs innovations et solutions.

Crédits photos: G Belan