Comment dit-on "Dôme de fer" en coréen?

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Les lanceurs israéliens sont à peine refroidis, qu’ils intéressent déjà! Séoul pourrait bien être le premier client export du système israélien « Dôme de fer ». Ce système mobile de défense aérienne aura été pour Tsahal, la véritable vedette de l’opération « Pilier de défense » à Gaza contre le Hamas. Car selon les chiffres israéliens, « Dôme de fer » a fait ses preuves et affiche un taux d’interceptions réussies qui dépasse les 90% !  Du 14 au 23 novembre, les cinq batteries déployées ont intercepté des centaines de roquettes artisanales du Hamas tirées vers le territoire israélien, épargnant de nombreuses vies humaines. Développé par l’industriel israélien Rafael, le premier client export de ce système d’interception de moyenne portée devait être les États-Unis, un temps intéressés à l’utiliser en Afghanistan afin d’assurer la protection des bases américaines. Mais le désengagement étant à l’ordre du jour, les discussions se sont arrêtées.

Rebondissement, c’est aujourd’hui la Corée du Sud qui pourrait s’en porter acquéreur. L’achat de « Dôme de fer » par Séoul se ferait dans le cadre d’un accord plus global, dans lequel, les chantiers navals coréens Daewoo fourniraient quatre navires de patrouille maritime de 1000 tonnes pour une valeur de 400 millions de dollars. Mais la menace nord-coréenne est-elle similaire à celle du Hamas? Tout d’abord « Dôme de fer » n’est pas adapté à l’interception de missiles balistiques, une vraie menace pour Séoul (missiles Taepodong, Nodong…). Reste que jamais un missile balistique du nord n’a visé le sud. Et que les États-Unis, qui ont près de 30 000 soldats sur place, devraient déployer des batteries THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) en plus des systèmes Patriot.

Entre les deux Corée, les échanges de tirs qui ont lieu sont le plus souvent des roquettes ou des tirs d’artillerie. Comme l’a montré le dernier accrochage sérieux: le bombardement de Yeonpyeong en novembre 2010. Une menace contre laquelle « Dôme de fer » pourrait effectivement être utile. D’autant plus que Séoul est à peine à 60 km de la frontière nord, et que de nombreuses zones habitées ou industrielles sont à portée de l’artillerie nord-coréenne. Mais, bien qu’efficace contre des obus, « Dôme de fer » coûte cher. Très cher même. Chaque roquette d’interception Tamir revient à environ 50 000 dollars! Et le système peut vite se retrouver saturé par des salves de tirs.

« Iron Dome » fonctionne en plusieurs phases: tout d’abord la détection d’une roquette (radar d’Elta), puis un calculateur (Impress) prévoit le point d’impact déclenchant des sirènes pour prévenir la population, enfin, un missile Tamir vient détruire la menace en vol.

2 Comments

Unicomm 28 novembre, 2012 - 18:43

D’après Google Translate c’est : 철 돔

Comment dit-on « Dôme de fer » en coréen? | Veille Défense | Scoop.it 29 novembre, 2012 - 10:47

[…] Les lanceurs israéliens sont à peine refroidis, qu’ils intéressent déjà! Séoul pourrait bien être le premier client export du système israélien « Dôme de fer ». Ce système mobile de défense aérienne aura été pour Tsahal, la véritable vedette de l’opération « Pilier de défense » à Gaza contre le Hamas. […]  […]

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