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Vol de Miramas : la Défense lance un plan sur trois ans pour protéger ses installations

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L’affaire avait fait grand bruit. Le 6 juillet dernier, le dépôt militaire de Miramas, dans le sud-est de la France,  était cambriolé : 170 détonateurs, 40 grenades, une soixantaine de «bouchons allumeurs» ainsi qu’une dizaine de pains de plastic de 250 grammes avaient alors été dérobés.  Trois semaines plus tard, les cambrioleurs courent toujours, et la direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID) a remis récemment à Jean-Yves Le Drian un rapport accablant concernant la sécurité des installations du ministère, ouvrant la voie à une salve de nouvelles mesures. « Un plan d’urgence a été élaboré et validé par le ministre » Jean-Yves Le Drian, a annoncé le ministère de la Défense la semaine passée dans un communiqué officiel.
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Si ce plan concerne l’ensemble de la centaine de dépôt de munitions français, l’accent sera dans un premier temps mis sur la protection de 10 sites jugés « sensibles » de par leur isolement.
 
Trois mesures ont d’ores et déjà été annoncées pour éviter un éventuel « Miramas-bis ».
 
Tout d’abord, le renforcement de la protection physique des sites. En tout, ce sont des centaines de kilomètres de barrières, de clôture et de barbelés qui ont été acquis et sont actuellement en cours d’installation. Il est également question de doter « dans les meilleurs délais » les sites sensibles de nouveaux systèmes de vidéosurveillance. De même, une centaine de militaires est désormais assignée à la surveillance des 10 sites les plus exposés.
 
Ensuite, soixante millions d’euros seront prévus pour, dés 2016, renforcer les capacités de détection des sites et reconstruire des magasins de stockage des munitions dont beaucoup, à l’image de celui de Miramas, sont vétustes. Ceux-ci seront désormais équipés de portes blindées et de caméra de surveillance intégrées.
 
Enfin, la DPID est désormais en charge d’évaluer la protection de l’ensemble des installations du Ministère de la défense, au travers d’une enquête dont les résultats sont attendus pour septembre prochain. Il s’agit de la première étape d’un plan visant à renforcer de manière globale l’ensemble des sites du ministère de la Défense, et pour lequel un budget de 100 millions d’euros sur trois ans (2016-2018) sera débloqué.
 
L’incident de Miramas sera-t-il donc perçu comme un signal d’alarme au sein du ministère, comme l’évoquent des sources au sein des arcanes du ministère : « Face aux nouvelles menaces, par exemple des drones survolant des sites sensibles, nos changeons de braquet. Miramas a été une alerte en quelque sorte très opportune pour nous adapter » ? Réponse en 2018.
 
 

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