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Ukraine : une « coalition des feux » bientôt lancée à Paris

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Une coalition dédiée au renforcement des appuis-feux ukrainiens sera lancée en janvier à Paris, annonçait le ministère de la Défense ukrainien à la veille de Noël. 

Après la défense anti-aérienne, l’artillerie. Une coalition reprenant le modèle de celle lancée plus tôt à Berlin entamera ces travaux le mois prochain dans la capitale française, indiquait le 24 décembre le vice-ministre de la Défense ukrainien, le lieutenant-général Ivan Gavrylyuk.

Cette future coalition n’est pas davantage détaillée, mais nombreux sont les pays susceptibles d’y prendre part. Hormis la France, l’Estonie, la Finlande, l’Italie ou encore l’Australie ont fourni divers systèmes aux forces ukrainiennes. Un appui précieux mais insuffisant. « Il est très important pour l’Ukraine d’augmenter sa puissance de feu grâce à la fourniture de systèmes d’artillerie par les alliés », déclarait le vice-ministre lors d’une rencontre avec une délégation sénatoriale française. 

Une cinquantaine de CAESAR ont été soit donnés par la France et le Danemark, soit achetés par l’Ukraine. Derrière les quelques pièces détruites, « les canons automoteurs CAESAR ont démontré une grande efficacité et précision au combat », notait le lieutenant-général Ivan Gavryliuk. Ses forces souhaitent maintenant en acquérir davantage pour répondre à leurs besoins, complétait-il. 

Ce constat, les sénateurs Cédric Perrin (LR), Olivier Cigolotti (UC), Ronan Le Gleut (LR) et Jean-Marc Vayssouze-Faure (SER-Lot) l’ont eux aussi relevé lors de leur déplacement à Kyiv. « Tous les éléments recueillis au cours de cette mission confirment qu’il est urgent d’accroître la fourniture à l’Ukraine des munitions et des équipements décisifs dans ce conflit (drones, artillerie, moyens de guerre électronique) », indiquaient-ils dans un communiqué.  

« Nous devons faire mieux, en particulier sur la livraison de munitions et sur les coopérations industrielles entre nos deux pays. C’est maintenant qu’il faut agir », ajoutait Cédric Perrin. Plusieurs leviers permettent d’avancer sur cette voie. Non seulement l’industrie poursuit l’effort engagé sur la réduction des cycles de production, mais la France a aussi promis de réabonder son fonds de soutien à l’Ukraine à hauteur de 200 M€. 

L’évolution du CAESAR est également dans le collimateur de la Défense ukrainienne. Des tests à partir d’une conduite des tirs assistée par intelligence artificielle sont ainsi programmés pour l’an prochain. D’après le vice-ministre de la Défense, ce recours à l’IA permettra de réduire de 30% le nombre de munitions nécessaires pour atteindre les cibles. Une manière comme une autre de répondre au manque de munitions dans ce segment, à l’heure où le lieutenant-général demande au partenaire français d’accélérer sur la livraison d’obus de 155 mm. 

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