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Premier envol pour le Guépard

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Le prototype de l’hélicoptère H160M Guépard a pris son envol aujourd’hui sur le site d’Airbus Helicopters de Marignane, a annoncé ce matin la Direction générale de l’armement (DGA). Commandée en 2021 dans le cadre du programme « hélicoptère interarmées léger », cette version militarisée du H160 doit notamment remplacer la Gazelle en service dans l’armée de Terre.

Ce premier prototype sera utilisé prioritairement pour valider les performances en vol et les campagnes de tirs qui auront lieu à l’été 2026 sur un site de la Direction générale de l’armement (DGA). Le vol d’aujourd’hui aura notamment permis de tester la suite avionique dérivée du système FlytX de Thales et également retenue pour la modernisation à mi-vie de l’hélicoptère d’attaque Tigre. Un second prototype sera quant à lui mobilisé, entre autres, pour les campagnes d’essais par temps chaud et froid, explique Airbus Helicopters.

« Ce premier vol marque une étape majeure du programme HIL, vers la modernisation et l’harmonisation des capacités aériennes des forces françaises, renforçant ainsi leur efficacité opérationnelle et leur adaptabilité face aux défis futurs », s’est félicité le ministère des Armées dans un communiqué. Le Guépard remplacera cinq flottes en service ou récemment remisées au sein des trois armées, que sont la Gazelle, l’Alouette III, le Dauphin, le Panther et le Fennec.

« Le lancement de la campagne d’essais en vol marque une étape majeure pour le programme H160M. Nous avons reçu d’excellents retours de la Marine nationale sur les performances de ses six H160, qui ont démontré leur haut taux de disponibilité. Déployés depuis plus de deux ans pour des missions de recherche et sauvetage en mer, ces appareils ont démontré des performances et une fiabilité exceptionnelles dans un environnement exigeant », déclarait le PDG d’Airbus Helicopters, Bruno Even, en marge de ce vol inaugural. 

Le Guépard est le premier hélicoptère nativement conçu pour coopérer avec les drones, rappelle Airbus Helicopters. Ses systèmes de navigation et de radiocommunication devraient garantir cette coopération « même en environnement brouillé », précise un ministère des Armées selon qui « les concepts d’emploi et les drones d’accompagnement sont actuellement en cours de définition avec les forces armées ». 

S’il s’inscrit « dans la mise en œuvre de la loi de programmation militaire [LPM] », le programme HIL a cependant subi quelques remous depuis son lancement en réalisation en décembre 2021. Il est justement l’une des « victimes » des arbitrages qui ont précédé l’élaboration de la LPM 2024-2030. Quand la programmation précédente prévoyait une flotte complète à l’horizon 2030, le document adopté en 2023 a rabaissé cette cible à 20 exemplaires, objectif ensuite rehaussé à au moins 70 appareils en 2035. 

Le ministère des Armées n’a jusqu’à présent acté que la tranche initiale de ce contrat évalué à 10 Md€, celle portant sur le développement des prototypes et la livraison des 30 premiers appareils. La majorité doit en théorie atterrir dans l’armée de Terre, première armée livrée en 2028. Soit un an plus tard qu’annoncé dans le planning initial. D’autres écueils relèvent de l’armement. Si le Guépard pourra être armé de mitrailleuses de 12,7 mm et de 7,62 mm, son premier standard devra finalement faire une croix sur le missile anti-navire léger (ANL) de MBDA, écarté au profit de la roquette guidée laser de Thales. Enfin, l’exercice 2024 aura vu le décalage à cette année de la commande du développement du système d’information et de restitution technique et du système de préparation de mission. 

Crédits image : Airbus Helicopters / Jérôme Deulin

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