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Parrot livrera des micro-drones ANAFI USA aux forces armées françaises

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Parrot a été retenu par la Direction générale de l’armement (DGA) pour la fourniture de micro-drones collectifs ANAFI USA au profit de l’ensemble des forces armées françaises. Une commande initiale de 300 exemplaires a été officialisée hier matin par le ministère des Armées.

Les premières livraison en juin

Derrière cette annonce, un appel d’offres européen lancé en février 2020 par le ministère des Armées. Celui-ci estimait alors à 2000 le nombre de vecteurs nécessaires pour couvrir le besoin, une cible donnée à titre strictement indicatif. Parrot l’a emporté face à un autre candidat non détaillé. Autre grand acteur français du segment, la PME aixoise Novadem avait choisi de ne pas se positionner sur ce marché, sa solution NX70 Block 2 correspondant à une autre gamme de prix.

L’accord-cadre conclu mi-décembre avec Parrot court pour une durée de cinq ans et comprend la livraison de « plusieurs centaines de systèmes de drones, des équipements complémentaires, le développement d’adaptations et la formation de pilotes référents », détaille l’industriel dans un communiqué.

Cet accord se traduit par la commande d’une première tranche de 150 systèmes à deux vecteurs pour un montant de 30 M€. Les premiers exemplaires sont attendus pour le mois de juin. D’autres opérations du même type pourront être réalisées chaque année durant la durée du contrat, indique le ministère des Armées. Les RETEX acquis en 2021 permettront d’affiner la cible des commandes et les cadences de livraison.

Destinés aux missions de reconnaissance et de renseignement, ces micro-drones collectifs répondent « à un besoin opérationnel des trois armées, aussi bien pour les forces conventionnelles que pour les forces spéciales », souligne le ministère des Armées. Ils seront principalement opérés par l’armée de Terre qui, au terme des cinq années de l’accord-cadre, aura a priori perçu 60% du parc. Le reste sera réparti entre la Marine nationale (28%) et l’armée de l’Air et de l’Espace (12%).

Des performances séduisantes

Ce succès, Parrot l’explique par les performances d’un drone conçu en l’espace de deux ans pour répondre aux besoins des forces armées. Déployé en moins d’une minute, l’ANAFI USA dispose d’une autonomie en vol de 32 minutes. Ce quadricoptère est également particulièrement discret. Avec une signature sonore de 79 dB à une distance de 1 mètre, il devient inaudible à plus de 130 mètres. Ce modèle se veut par ailleurs suffisamment simple d’utilisation que pour pouvoir être utilisé par des opérateurs non-spécialistes après une courte formation.

L’ANAFI USA embarque deux caméras 4K de 21 mégapixels et dont le zoom 32x permet la détection de cibles humaines à 2 km avec une précision de détails de l’ordre de 13 cm. Ces images peuvent être fusionnées avec celles obtenues par la caméra thermique FLIR Boson pour une observation de jour comme de nuit.

Crédits : Parrot

Autre atout pointé par le ministère des Armées : cette solution répond aux exigences de la DGA en termes de cybersécurité et de sécurisation des liaisons de données. Il intègre non seulement une signature digitale empêchant toute tentative de modification du software, mais n’enregistre aussi les données de mission que dans la station sol et non sur le vecteur. Aux éventuelles fuites de données dont sont accusés les constructeurs chinois, le groupe français répond par un chiffrement sur base d’un algorithme AES-XTS 512  bits et d’une connexion Wifi sécurisée par un protocole WPA 2.

Parrot exclut par ailleurs tout composant essentiel d’origine chinoise. Développé en France, l’ANAFI USA est produit sur le sol américain par un partenaire local, NEOTech.  

L’aventure américaine continue

L’aventure continue pour le drone ANAFI USA de l’autre côté de l’Atlantique. Bien que l’US Army ne l’ai pas retenu pour la tranche 1 de son programme « Short Range Reconnaissance », ce drone « continuera d’être évalué de manière indépendante par le gouvernement dans le cadre des mesures de réussites de l’‘Other Transaction Agreement’ (OTA) », souligne Parrot.

D’autres agences du Pentagone ou fédérales pourront dès lors miser sur le drone français. C’est le cas pour plusieurs organisations partenaires du gouvernement américain, cette fois dans le cadre du projet Blue sUAS présenté en détails sur ce blog. Selon Parrot, l’ANAFI USA a déjà trouvé preneur auprès de forces de police, agences fédérales et pompiers tant aux États-Unis que « dans d’autres pays du monde ».

« Nous sommes très fiers d’avoir gagné cet appel d’offre de la DGA et de continuer à travailler sur de nouvelles opportunités avec les États-Unis. C’est le fruit du travail minutieux accompli par nos équipes en France depuis plus de 2 ans, et celui de 10 ans d’expertises. En faisant le pari de développer la plateforme ANAFI, conçue pour le grand public, robustifiée pour les besoins des professionnels, et sécurisée pour les exigences des forces armées, nous avons franchi une étape importante pour le Groupe », conclut le PDG de Parrot, Henri Seydoux.

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