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Chez Thales, un partenariat pour faire rayonner la robotique de combat au Moyen-Orient et au-delà

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Thales Belgium, l’Estonien Milrem Robotics et le groupe espagnol EM&E travailleront ensemble sur un nouveau robot de combat, objectif parmi d’autres du protocole d’accord (MoU) entériné cette semaine par le trio lors du salon de défense émirati IDEX. 

Après le drone, le robot. Intégrer ses roquettes sur ce type de plateforme terrestre, la filiale belge de Thales l’avait déjà réalisé sur le système Mission Master du groupe allemand Rheinmetall. La logique se répète à Abou Dhabi, lieu choisi pour dévoiler un robot THeMIS « de combat » issu de la combinaison de plusieurs briques. 

La plateforme chenillée estonienne tout d’abord, solution dotée d’une autonomie de 15 heures et éprouvée depuis un moment par l’Ukraine. EM&E amène son tourelleau téléopéré Secutor. Bien que non signataire du MoU, SteerAI fournit une brique qui permettra au robot d’évoluer en environnement GPS contesté. Cette jeune pousse locale de l’intelligence artificielle équipera par ailleurs 20 THeMIS de son kit d’autonomie CoreX dans le cadre d’un programme d’essais de l’armée émiratie. 

L’industriel belge apporte quant à lui son lanceur bi-tube léger FZ602. Conçu pour les roquettes de 70 mm guidées ou non, il permet de traiter une cible fixe ou mobile dans un rayon de 1,5 à 7 km. L’acquisition et le suivi de cible relèvent essentiellement du désignateur laser SharpAim intégré au tourelleau espagnol. 

« Nous sommes impatients de mettre en œuvre ce partenariat qui va nous permettre de combiner des technologies de pointe pour répondre aux besoins de la défense, dans un paysage qui évolue très rapidement. Cette collaboration reflète notre engagement commun à faire progresser la sécurité et l’excellence technologique, en ligne avec la vision des EAU en termes d’innovation dans le secteur de la défense », expliquait Alain Quevrin, CEO de Thales Belgium.

Thales travaille depuis un moment avec Milrem, détenu majoritairement par le groupe émirati EDGE. Ce nouvel accord accentue la relation en installant un cadre « mettant l’accent sur l’innovation commune, avec des projets d’intégration des capacités robotiques », souligne le groupe français dans un communiqué. 

La perspective d’un accord commercial interviendra dans un second temps, mais l’idée sera bien d’étendre le champ au-delà du Moyen-Orient en misant sur la capacité de rayonnement des EAU. L’Asie du Sud-Est et l’Afrique du Nord sont également dans le viseur du trio industriel. Pour celui-ci, l’enjeu premier consistera à valider la pertinence de la solution par de premières démonstrations courant 2025. 

« Nous essayons d’aller vite pour répondre au besoin opérationnel de nos clients », commente Lou Uniack, responsable marketing pour Thales Belgium. C’est pourquoi les démonstrations à venir porteront en priorité sur la nouvelle roquette anti-drones FZ123. « C’est une problématique rencontrée sur un certain nombre de théâtres d’opérations et qui monopolise l’attention de nombreux pays », complète-t-elle. 

« Cette intégration permettra de renforcer les capacités opérationnelles de l’UGV pour une polyvalence supérieure, adaptée aux besoins spécifiques des EAU, notamment en matière de lutte anti-drones (C-UAS) », note Thales à ce titre mais sans exclure d’autres applications, dont une frappe de précision apportée dans un second temps par la roquette guidée laser FZ275. 

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