Une première pierre pour le démantèlement

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MBDA pose aujourd’hui la première pierre de sa future usine de démilitarisation à Bourges Subdray (Cher). C’est pratiquement un an jour pour jour après la notification à l’industriel, le 3 novembre 2011, d’un marché portant sur la destruction de 36000 munitions dites « complexes » d’ici 2018. Face à ces délais serrés, MBDA s’était engagé à faire vite et à mettre en place en deux ans une capacité industrielle sur le marché national. Cette capacité, qui représente un investissement de 12 M€, sera la première en France à répondre aux critères les plus stricts en matière de sûreté de fonctionnement et de respect de l’environnement.

La nouvelle usine devra être opérationnelle fin 2013, avec comme premier objectif le démantèlement de 2500 tonnes de munitions par an. Attention aux chiffres toutefois : cette masse s’entend conteneurs de transport compris… MBDA annonce en fait une capacité initiale de démilitarisation d’environ 1500 missiles par an. Depuis sa création en 2001, MBDA a vendu environ 4000 missiles et systèmes de missiles en moyenne chaque année. Et depuis la nuit des temps, ce sont environ 500.000 engins de toutes sortes qui ont été fabriqués par les différents actionnaires du missilier !

Outre le démantèlement proprement dit, l’usine de Bourges pourra également brûler dans son unité thermique, dotée de fours spéciaux, les blocs propulseurs et les sous-ensembles pyrotechniques. La destruction des charges militaires sera en revanche sous-traitée auprès d’un partenaire norvégien qui réalise l’opération dans d’anciennes galeries de mines, 900 mètres sous terre. MBDA s’est également associé à une société italienne pour la démilitarisation des roquettes et obus à sous munitions de l’armée de Terre. Le processus a commencé il y a déjà un an et porte sur un total de 35.000 munitions (22.000 roquettes M26 et 13.000 obus OGR de 155mm).

FOB reviendra prochainement plus en détail sur cette filière de démilitarisation mise en place par MBDA.