Finmeccanica se prend les pieds dans ses pratiques douteuses

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Passe difficile pour le géant italien de la défense et de l’aéronautique Finmeccanica (Alenia Aermacchi, Selex, AgustaWestland…). Les enquêtes judiciaires se multiplient mettant en cause les plus haut responsables du groupe. Le 23 octobre l’ancien directeur commercial du groupe Paolo Pozzessere a été mis en détention provisoire sur demande du parquet de Naples.
Panama, Brésil, Inde, Indonésie, financements de partis politique italiens (Ligue du Nord)… La liste d’accusation de versements de pots de vin et de financements occultes s’allonge de jours en jours avec des les montants faramineux. Alors que l’Italie est en plein débat de la réforme anti-corruption de Mario Monti, c’est le système Berlusoni qui semble remonter en surface. Résultat, le numéro 1 du groupe italien Giuseppe Orsi est fragilisé. Il est même directement directement visé pour un contrat douteux en Inde, alors qu’il était à la tête d’AgustaWestland. Dans les couloirs de Monte Grappa, siège romain du groupe italien, il se dit que son départ est proche. Une décision pourrait même être prise avant la fin de l’année. Le Trésor italien détient 32,4% du capital du groupe.
Déjà, des noms circulent pour ses possibles remplaçants. Parmi ceux-ci, Massimo Sarmi, administrateur délégué des Postes italiennes; Antonio Mastrapasqua, président de l’INPS (Istituto Nazionale per la Previdenza Sociale), la Caisse de retraite italienne; Gianni Castellaneta, ex ambassadeur italien à Washington ou Gianpaolo Di Paola, actuel ministre de la Défense. Le groupe avait déjà été secoué par des affaires de corruption en 2010 qui avaient entraîné la démission de son ancien président Pier Francesco Guarguaglini. Visiblement la leçon n’a pas été apprise et les pratiques douteuses ont la dent dure en Italie…