LOADING

Recherche

Un nouveau drone de renseignement dans le viseur des armées françaises

Partager

Les armées françaises veulent un nouveau drone de renseignement, et elles le veulent très vite. Un appel d’offres vient tout juste de sortir pour un marché que la Direction générale de l’armement (DGA) projette de notifier dès le mois d’avril.

L’objet de cette compétition ? La livraison d’au maximum 70 « Systèmes de Drones Légers de Renseignement d’Appui Tactique », ou SDLRAT. Chaque système sera essentiellement composé de deux vecteurs à décollage et atterrissage vertical (VTOL) dotés de charges de renseignements d’origine électromagnétique (ROEM) et d’origine image (ROIM), d’une station sol comprenant une console de pilotage et une console d’exploitation des capteurs embarqués, et d’un kit météo. Le tout doit pouvoir être transporté, voire intégré en ce qui concerne la station sol, dans un véhicule léger. 

Fournies par le futur lauréat, les charges ROEM et ROIM doivent pouvoir être emportées simultanément. La première doit combiner un intercepteur de communications V/UHF et mobiles (IMSI-catcher). Hormis son télémètre et son pointeur laser, la seconde devra être en mesure de « reconnaître un homme armé à 3000 m de jour et à 1200 m la nuit en infrarouge ». Le tout pour une masse totale inférieure à 25 kg. L’autonomie ? Au minimum 7 h en configuration VTOL et au-delà de 10 h en changeant de configuration, par exemple par un lancement depuis une catapulte. La portée ? Supérieure à 100 km. 

La DGA prévoit d’acquérir 15 systèmes en tranche ferme. Le reste dépendra de la levée d’options. Attendu en avril prochain, ce marché devrait durer sept ans. Il comprendra également le soutien des systèmes et la fourniture des pièces de rechange nécessaires. 

S’agit-il du système de drone tactique léger (SDTL) tant attendu par les forces ? Difficile à dire. Les acronymes diffèrent mais quelques paramètres concordent. Le calendrier tout d’abord. Après plusieurs cycles d’expérimentations à partir des cinq modèles acquis au travers de la Direction de la maintenance aéronautique (DMAé), la sur-marche budgétaire adoptée au forceps pour 2026 devrait en théorie permettre d’acquérir « 30 SDTL » selon le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill. À supposer qu’il s’agisse de vecteurs et non de systèmes complet, le chiffre pourrait correspondre à la cible visée en tranche ferme.

Tout comme le SDLRAT, le SDTL est pressenti pour être multicharge. Les marchés d’évaluation attribués par la DMAé portaient ainsi sur « une première capacité expérimentale de drones de renseignement tactique bi-charge (ROIM/ROEM) ». Certains candidats potentiels, comme le drone Lanner de Safran Electronics & Defense semblent par ailleurs répondre à l’impératif de masse du SDLRAT. D’autres, comme le Capa-X de Survey Copter, appartiennent quant à eux à une classe supérieure. Alors, SDTL revu et renommé ou autre effort ciblé ? Début de réponse, si tout se déroule conformément aux objectifs de la DGA, dans moins de trois mois. 

Crédits image : Safran E&D

Tags:

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *