LOADING

Recherche

Soframe à nouveau en première ligne pour renforcer les soutiens de l’armée de Terre

Partager

Double coup au but en moins d’une semaine pour Soframe. Après l’officialisation du marché SYFRALL, l’entreprise alsacienne décroche une commande majeure pour la livraison d’engins lourds de dépannages (ELD), une fois encore au profit de l’armée de Terre. 

« C’est un contrat significatif », nous explique le directeur général de Soframe, Alexis Mabile. Notifiée d’un accord-cade de cinq ans valorisé à quelques dizaines de millions d’euros, la branche défense du groupe Lohr produira un ELD attendu de pied ferme par l’armée de Terre. 

De 150 unités à l’origine, la cible avancée en mars 2025 au lancement de la compétition a depuis été revue à la baisse. Soframe produira ainsi jusqu’à 100 ELD, dont 20 en tranche en ferme. Les cinq premiers sont attendus avant juin 2027. Les 15 autres avant 2028. Le reste constitue un « pot » dans lequel la Direction générale de l’armement (DGA) pourra aller piocher par l’entremise de bons de commande pour compléter ce socle.

Ces véhicules viendront renforcer plutôt que remplacer la capacité existante. Ils viendront compléter le parc de porteurs polyvalents lourds de dépannage (PPLD) acquis il y a plus de 15 ans et pour lesquels Soframe jouait déjà un rôle central. Davantage de PPLD auraient dû être commandés à l’origine. L’ELD participera à combler ce trou capacitaire. 

L’ELD est très largement inspiré du Protected Recovery Vehicle (PRV) retenu par la Force Terrestre belge. Une quarantaine de PRV y sont aujourd’hui en service. Tous deux combinent un châssis 8×8 Arocs amené par Daimler Trucks et une structure de dépannage fournie par Jigé International, qui fût mobilisé pour le PPLD. Chacun emporte également le même tourelleau téléopéré du groupe belge FN Herstal, visiblement un deFNder Light différent du modèle médian intégré sur le char Leclerc rénové et rebaptisé T2B. 

Entre l’ELD et le PRV, les quelques différences relèvent de la livrée brun terre de France, du retrait de l’un des treuils, de l’absence logique de lance-pots fumigènes ROSY et d’un aménagement de la cabine spécifique aux systèmes embarqués français. Une poignée de détails qui nécessiteront un petit complément d’études mais n’empêcheront l’ELD de contribuer, à son échelle, à l’objectif d’interopérabilité maximale poursuivi par les deux armées.

L’ELD est l’un des efforts capacitaires consentis sur fond d’atteinte du jalon « Division 2027 » par l’armée de Terre, date à laquelle celle-ci sera en mesure de projeter une division au complet en 30 jours. Il s’agissait donc d’être à l’heure. « Il y a une contrainte sur les délais », relève Alexis Mabile. L’expérience acquise avec le PPLD, le succès décroché côté belge et, surtout l’existence d’un produit disponible sur étagère « nous mettaient forcément en bonne position pour être prêts ». Le compte à rebours est lancé, rendez-vous dans moins de 18 mois pour une première prise en main par les forces. 

Crédits image : Soframe

Tags:

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *