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Le renouvellement des flottes de camions des Armées sur les rails

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Le processus d’acquisition d’une flotte de « camions remorques de nouvelle génération » (CRNG) est lancé, révèle un avis de marché publié ce matin. Près de 10 000 camions de plusieurs types devraient être livrés sur une période de 15 ans. 

9400 camions

Le besoin exprimé par le ministère des Armées porte sur 9400 camions. Un accord-cadre sera signé pour une durée de 17 ans, soit 15 années pour les livraisons et deux années de soutien et de maîtrise technique jusqu’après la réception du dernier exemplaire commandé.

Piloté par la Direction générale de l’armement, le programme « CRNG » vise au renouvellement des camions citernes, ensembles porte-chars (tracteur et semi-remorques) et camions logistiques lourds et médians, sur lesquels reposent le dépannage et le transport de troupes, de fret, de matériaux et de systèmes d’arme. La DGA privilégie la piste d’un achat sur étagère auquel viendront s’appliquer des compléments de développement. 

Les critères de sélection des candidats sont à la hauteur de l’ambition : un chiffre d’affaires annuel d’au minimum 400 M€ et la capacité de produire 2500 camions à l’année. Plusieurs industriels se sont déjà positionnés en vue de ce marché. Arquus, premièrement, fournisseur de la majorité des porteurs actuels. L’industriel français a lancé sa gamme Armis, une famille de porteurs polyvalents 4×4, 6×6 et 8×8. Rheinmetall, ensuite, qui pousse sa gamme HX. Scania, enfin, dont le site de production d’Angers avait bénéficié d’une visite ministérielle en janvier dernier. 

Derrière CRNG, FTLT ?

Fixé dans la loi de programmation militaire, le remplacement des parcs logistiques et tactiques doit offrir des successeurs aux GBC 180 et autres TRM1000, 2000 et 10 000. Pour l’armée de Terre, la LPM 2019-2025 prévoit la livraison de 7000 véhicules, dont 80 à l’horizon 2025. Voilà pour la théorie. 

Dans la pratique, le sujet a quelque peu « glissé ». Le volet des camions logistiques 4-6 tonnes a ainsi été décalé de deux ans, ajustement décidé lors de l’A2PM 2021 pour garantir l’équilibre de la mission « Défense ». L’an dernier, la Direction générale de l’armement avait pour sa part confirmé qu’un lancement en réalisation n’était pas prévu avant 2022 a minima

Les lignes ont néanmoins bougé depuis lors et, s’il n’est pas encore question d’une commande, le renouvellement des parcs logistiques et tactiques est mentionné pour la première fois dans le projet de loi de finances pour 2022. Baptisée « flotte tactique et logistique terrestre » (FTLT), l’opération reprend dans les grandes lignes le besoin exprimé plus haut. Elle y ajoute une série d’exigences en matière de performances opérationnelles : le renforcement de la protection de l’équipage, la sécurité du personnel embarqué et l’intégration de technologies arrivées à maturité, notamment en relation avec l’énergie, l’automatisation et la gestion de flotte. 

FTLT évoluera selon une approche incrémentale « pour s’adapter à l’évolution du besoin capacitaire, de la menace, du vieillissement du parc en service et l’arrivée des nouvelles technologies ». Le premier incrément envisage l’achat des camions citernes de nouvelle génération (CC NG). FTLT englobe également l’étape 2 du programme de porteur polyvalent terrestre (PPT), dont la cible est fixée à 1688 camions. Selon un récent rapport sénatorial, une contractualisation interviendrait en 2024 pour des premières livraisons en 2027.

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