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La Gendarmerie nationale part en quête de “véhicules blindés maintien de l’ordre”

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Le ministère de l’Intérieur a lancé jeudi dernier la phase de candidature pour l’acquisition de véhicules blindés de maintien de l’ordre (VBMO), première étape dans le renouvellement tant attendu du parc blindé de la Gendarmerie nationale.

Le PLF 2021 définitivement adopté, le ministère de l’Intérieur est à présent doté des fonds nécessaires pour matérialiser l’un des trois scénarios évoqués par le Directeur général de la Gendarmerie nationale, le général Christian Rodriguez : le remplacement du parc blindé par un engin neuf, la rénovation des véhicules actuels ou une solution hybride.

Pour le DGGN, « l’idée est d’en commander 45 dès l’année prochaine avec une perspective d’en avoir 80 à 90 neufs ou réhabilités ». L’appel à candidatures confirme la cible totale de 90 véhicules, estimation néanmoins donnée « à titre indicatif et non contractuel ». La moitié (ou 48 selon le sénateur LR Philippe Paul, co-rapporteur pour avis sur le programme 152 – Gendarmerie nationale) devrait donc être commandée en 2021 pour un montant que le DGGN évalue à 32 M€.

L’émission de ce besoin pour l’ « acquisition de véhicules équipés » sera suivie d’un appel d’offres puis de l’attribution d’un accord-cadre mono-attributaire et non-alloti pour une durée de quatre ans. Une notification en 2021 permettrait de respecter l’objectif calendaire avancé par le DGGN, à savoir un renouvellement complet avant 2026.

Entre autres critères de sélection, l’appel d’offres sera restreint à toute entreprise  présentant « un chiffre d’affaires annuel moyen minimum, sur les trois derniers exercices, de 31 500 000 euros ». Un critère qui, à supposer que la Gendarmerie nationale privilégie une solution hybride, ne devrait pas inquiéter Turgis & Gaillard, dont le chiffre d’affaires atteint 40 M€. Le groupe français travaille depuis plus de deux ans sur la rénovation du VBRG, avec des premiers résultats jugés satisfaisants.

Pour OMAT, en revanche, le regroupement avec un autre industriel sera nécessaire pour espérer décrocher un ticket d’entrée. Spécialisée dans la vente de matériels reconditionnés, l’entreprise de Montlouis-sur-Loire avait été mandatée en 2018 par la Gendarmerie pour rénover un VBRG et proposer un prototype de VAB maintien de l’ordre.

En cas de solution hybride, OMAT pourra éventuellement s’adosser à l’un des deux industriels français susceptibles de soumettre un engin neuf : Arquus et Nexter. Le premier propose un Sherpa APC modifié et, éventuellement, un rétrofit de VAB hérités de l’armée de Terre. Le second dévoilait un projet de Serval « Gendarmerie » l’an dernier à Paris au salon MILIPOL. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 janvier.

Image : SIRPA

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