Retour sur l'action de la Bundeswehr lors des inondations de 2013

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Crédits: Bundeswehr


Le CDEF (Centre de Doctrine et d’Emploi des Forces) a fait paraître il y a quelques jours, une étude intéressante et à méditer, sur le rôle de l’armée allemande lors de son intervention sur le territoire national durant des inondations de juin dernier. Elle peut-être consultée ici
Car du 2 au 19 juin, la Bundeswehr a déployé pas moins de 20 000 hommes sur le territoire allemand.
 
Retour en arrière. Mai 2013, des précipitations exceptionnelles frappent d’Europe, saturant les sols et les cours d’eau. Une vague de 40 km de long et d’une dizaine de mètre de haut frappe l’Elbe et le Danube. 7 morts sont recensés, les dégâts sont estimés à 12 milliards d’euros.
Heureusement, l’intervention rapide des forces civiles (pompiers, sécurité civile) et militaires permet de limiter les dégâts.
La Bundeswehr a immédiatement mis ses moyens au service des autorités civiles. Les effectifs sont sollicités ainsi que des véhicules tactiques et engins du génie.
 
La Bundeswehr a ainsi réalisé divers types de missions : renforcement des digues, évacuation de victimes, transport de matériels, mise à disposition de bâtiments (logement, accueil), nettoyage, reconnaissance.
 
En terme capacitaire, cette intervention s’est traduite par 1415 heures d’hélicoptères pour 4268 tonnes de matériels transportés. Près de 2 millions de sacs de sable des dépôts de l’armée ont été utilisés; 2900 lits de camps et autant de lits médicaux; 5300 couvertures et 29 tentes; 400 pains d’explosifs; 2300 tonnes de matériels ont été transportées par 143 véhicules militaires et 43 civils.
 
 
Les facteurs de succès
 
La large dotation en moyens de transmissions Tetrapol a largement facilité la coopération entre moyens civils et militaires relève la Lettre du Retex, révélant la bonne interopérabilité entre SIC (Systèmes d’information et de communication) civiles et militaires.
L’emploi des hélicoptères a été déterminant, avec 29 machines au total, dont des NH90, ainsi que des avions de patrouille maritime.
Le CDEF note également l’importance du commandement centralisé (KTABw) et de l’exécution décentralisée par les brigades.
 
Relevons enfin la participation de la BFA (Brigade franco-allemande), qui, si même limitée (2 sections) a été remarquée.