Selon le général Pontiès, le bilan de l’EUFOR est aujourd’hui positif : il se traduit notamment par des conditions de sécurité en hausse avec le retour d’une activité économique dans des lieux autrefois désertés, avec l’exemple emblématique du point kilométrique 5. Théâtre de nombreuses violences en début d’année, le PK5 accueille aujourd’hui de nouveau des taxis et des étals de commerçants. Ce retour à la normale s’accompagne du relogement de nombreux déplacés qui étaient 100.000 autour de l’aéroport en janvier et ne seraient plus aujourd’hui que 20.000. Le général Pontiès cite également le rétablissement de la chaine pénale à Bangui avec la formation de policier et de gendarmes locaux. Selon son commandant l’objectif de l’EUFOR doit être à présent de consolider les acquis, de poursuivre le désarmement des bandes et de développer les actions civilo-militaires. En théorie, la responsabilité de la sécurité devrait être transmise progressivement aux Nations Unies et à la MINUSCA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique, un des plus beaux acronymes de ces dernières années…), le mandat de l’EUFOR devant officiellement se terminer le 15 décembre prochain. Pas certain toutefois que cette date soit respectée. Le 10 septembre dernier, Jean-Yves le Drian évoquait lui-même la possibilité de prolonger le mandat de la Force de trois mois, c’est à dire jusqu’au 15 mars 2015. La décision de prolonger ou non le mandat sera prise fin octobre ou début novembre. Une prolongation exigerait bien entendu l’accord préalable des nations participantes, ce qui n’est pas encore acquis…