Douze canons CAESAR supplémentaires seront livrés à l’armée estonienne, a annoncé le ministre de la Défense estonien, Hanno Pevkur, en marge d’une rencontre avec son homologue française, Catherine Vautrin.
Non pas six mais 12 CAESAR Mk 1supplémentaires viendront renforcer la flotte opérée depuis l’an dernier par le 3ème bataillon d’artillerie automotrice. Un premier lot de taille identique avait été acquis à l’été 2024, une commande suivie de la notification d’un contrat de soutien et, six mois plus tard, de la livraison des premières pièces. Le montant de ce nouveau contrat n’est pas détaillé, mais il semble bien être question de livrer à nouveau au plus vite.
« Je me réjouis que le Centre national pour les investissements de défense (RKIK), la Direction générale de l’armement (DGA) et la société française KNDS aient signé l’accord portant sur l’acquisition par l’Estonie de 12 nouveaux canons automoteurs sur roues CAESAR. Conformément à cet accord, ces canons seront livrés en Estonie cette année », s’est félicité le ministre de la Défense estonien.
Cet investissement « renforcera considérablement la puissance de feu et la réactivité de la division estonienne, permettant un appui-feu indirect efficace aux unités déployées sur l’ensemble du territoire estonien. La plus grande mobilité des plateformes à roues par rapport aux systèmes chenillés permet un redéploiement plus rapide et accroît sensiblement la flexibilité et la capacité de combat des moyens d’appui-feu indirect de la division », estimait pour sa part le lieutenant-colonel Meelis Laanemets, officier rattaché à l’état-major des forces de défense estoniennes.
Réunis aujourd’hui à Bruxelles, les deux ministres en ont profité pour annoncer le renouvellement à venir du partenariat stratégique unissant Tallinn et Paris. L’intention intervient à l’heure où d’autres opportunités apparaissent pour l’industrie de défense française. L’Estonie projette en effet de renforcer son bouclier anti-aérien par l’acquisition d’un système de défense sol-air de moyenne portée idéalement opérationnel à compter de 2030, un besoin pour lequel le SAMP/T NG franco-italien aura plus d’une carte à jouer.
Crédits image : Forces de défense estoniennes