Les deux paras morts à Bangui (actualisé)

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Les deux parachutistes français décédés ce jour en RCA : le soldat de 1re classe VOKAER et le soldat de 1re classe Le QUINIO
(Crédits: Sirpa Terre)


 
Le ministère de la Défense vient d’envoyer un communiqué de presse dans lequel il  révèle les identités et détails sur la morts des deux paras morts à Bangui hier dans la nuit. Il s’agit de Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, appartenant au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres (Tarn).
 
Hier soir, peu avant minuit, une section de la force Sangaris a été prise à partie à très courte distance par des individus munis d’armes légères d’infanterie, au cours d’une patrouille menée à Bangui. Les militaires français ont immédiatement riposté. Durant l’échange de tirs, deux militaires français ont été grièvement blessés. Ils ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’antenne chirurgicale avancée sur l’aéroport de M’Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures, indique le communiqué
 
 
« Le 1re classe Antoine Le Quinio, âgé de vingt-deux ans et militaire depuis novembre 2011, avait déjà participé à trois engagements extérieurs en Centrafrique et au Gabon.
Son camarade le 1re classe Nicolas Vokaer, vingt-trois ans, avait participé aux mêmes opérations extérieures. Tous deux, jeunes soldats aguerris et titulaires de récompenses militaires, ont toujours fait preuve de professionnalisme et de sang froid dans la réalisation de leurs missions » précise le Ministère.
 
Le SIRPA Terre apporte quelques précisions:  » le lundi 9 décembre 2013, peu avant minuit, une section de la force SANGARIS est prise à partie à très courte distance, au cours d’une patrouille dans Bangui. Durant l’échange de tirs, les parachutistes LE QUINIO et VOKAER ont été grièvement blessés. Ils ont été immédiatement pris en charge par leurs camarades, avant d’être évacués vers l’antenne chirurgicale avancée sur l’aéroport de M’Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures. Le soldat de 1re classe Antoine LE QUINIO et son camarade le soldat de 1re classe Nicolas VOKAER sont les deux premiers militaires français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération SANGARIS en République Centrafricaine. »
 
Voici leur biographies, tel que communiquées par le Sirpa Terre :
 
Première classe Antoine Le Quinio

 
Né le 10 mai 1991 à Angers (49), Antoin Le Quinio rejoint le 8ème RPIMa et obtient le 24 février 2012, son brevet parachutiste. Affecté à la 1re compagnie de combat
du 8e RPIMa. Engagé discipliné et volontaire, il y occupe la fonction d’aide tireur Eryx et obtient le 26 février 2012 son certificat technique élémentaire (CTE) «combat débarqué» dans le domaine combat de l’infanterie.
De décembre à mars 2013, il est désigné pour participer à l’opération BOALI 31 en République Centrafricaine en qualité d’aide tireur Eryx. Motivé et dynamique, il s’est particulièrement distingué par son professionnalisme tout au long de la mission. Il obtient une lettre de félicitation collective pour la qualité des services rendus.
Décédé à 22 ans, le soldat de 1re classe Le Quinio était engagé en qualité d’aide tireur Eryx au Gabon avec sa compagnie depuis le 17 octobre 2013. Il était déployé en République Centrafricaine suite au déclenchement de l’alerte Guepard, le 5 décembre 2013. Célibataire, sans enfant, le soldat de 1re classe Antoine Le Quinio était titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafe RCA.
 
Première classe Nicolas Vokaer
 
Né le 11 juillet 1990 à Tremblay en France (93), Nicolas Vokaer souscrit en juin 2011 pour trois ans un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre.
Il rejoint le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (81) et suit sa formation initiale pour une durée de 6 mois durant laquelle, remarqué par sa hiérarchie, il fait preuve d’un fort potentiel et de prédispositions pour le métier des armes.
Le 6 décembre 2011, il est élevé à la distinction de soldat de 1re classe et est affecté à la 1re compagnie de combat du 8e RPIMa. La même année, il obtient le brevet parachutiste à Pau. Motivé, discipliné et volontaire, il y occupe la fonction de tireur spécialiste appui direct. Le 29 juin 2012, il obtient son certificat technique élémentaire (CTE) « voltige » dans le domaine combat de l’infanterie.
De décembre 2012 à mars 2013, il est désigné pour participer à l’opération BOALI 31 en République Centrafricaine en qualité de tireur spécialiste appui direct. Assidu et dynamique, il s’est particulièrement distingué par son professionnalisme tout au long de la mission. Il obtient une lettre de félicitation collective pour la qualité des services rendus.
Le  1re classe Nicolas Vokaer était engagé avec sa compagnie en qualité de tireur appui direct au Gabon depuis le 17 octobre 2013, et déployé en République Centrafricaine suite au déclenchement de l’alerte Guepard.
Titulaire de la médaille d’outre-mer agrafe Centrafrique et de la médaille de bronze de la défense nationale, le marsouin parachutiste de 1re classe Nicolas VOKAER était célibataire, sans enfant. Il venait de signer un nouveau contrat de deux ans.
Il était agé de 23 ans.