Le ministère des Armées à la recherche de 500 micro et nano-drones

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Le ministère des Armées projette l’achat sur étagère de 500 micro et nano-drones « de gamme civile », révèle un appel d’offres publié hier. Une opération baptisée « Drones COTS » et conduite par la Direction de la maintenance aéronautique (DMAé).

À ne pas confondre avec le contrat remporté en janvier 2020 par Parrot, ce nouveau marché « répond aux besoins des armées en système de drones, de fourniture de pièces détachées et d’un accompagnement technico-commercial », souligne le document. La cible de 500 unités n’est donnée qu’à titre indicatif.

La DMAé prévoit de conclure un accord-cadre d’une durée de 4 ans avec un opérateur unique. Les systèmes recherchés appartiennent aux classes C0 à C2. Soit, selon la nouvelle réglementation européenne, des drones pesant de 250 grammes à 4 kilos, charge utile comprise. Ni le budget prévisionnel, ni la répartition entre micro et nano-drones, ni l’usage qu’il en sera fait ne sont détaillés.

Un nano-drone Black Hornet 3 manipulé par un militaire du 35e régiment d’infanterie de Belfort (Crédits photo : 35e RI)

Outre l’approvisionnement « sur plusieurs sites étatiques en France métropolitaine », le titulaire du marché sera chargé des mises à jour logicielles et de la mise à disposition d’un catalogue électronique. Parmi les critères de sélection, l’obligation de présenter un chiffre d’affaires moyen d’au minimum 65 000€ sur les trois dernières années, ce qui élargit considérablement le champ des candidatures.

Tant les micro que les nano-drones sont employés depuis longtemps par les militaires français. L’armée de Terre, par exemple, dispose ainsi de 200 nano-drones Black Hornet 3, opérés au niveau de la section. Elle devrait en recevoir 100 supplémentaires en 2021, pour atteindre la cible de 555 exemplaires à l’horizon 2025. Le caractère « civil » de ce marché l’exclurait a priori des candidats potentiels, de même que le micro-drone NX70 Block II.