Ciel dégagé pour l’entrée en bourse de KNDS

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Sans obstacle et dans les temps. Ni les discussions autour d’une participation étatique allemande, ni la bisbille entourant le programme franco-allemand SCAF nentravent le projet d’entrée en bourse (IPO) de KNDS, a assuré ce mercredi son PDG, Jean-Paul Alary, en amont d’une visite du site munichois du groupe. 

La concrétisation de cette IPO reste attendue pour 2026, modulo un éventuel contretemps extérieur au groupe franco-allemand, a confirmé Jean-Paul Alary. Mais aucune date précise n’est avancée pour conclure une opération susceptible de porter la valorisation de KNDS à près de 20 Md€. Entre la vente d’actions et l’entrée au capital, tous les plans restent par ailleurs sur la table. 

Qu’importe le ou les scénarios retenus, l’opération devrait se traduire par un regain de visibilité et de performance, l’accès à de nouveaux capitaux permettant d’investir davantage dans l’innovation, les produits ou la production, à l’heure où le groupe cherche à maintenir sa dynamique d’accélération. Certaines lignes ont doublé ou triplé leurs cadences au cours des deux à trois dernières années. L’explosion de la demande en Europe et ailleurs exigera de rééditer l’effort dans un délai équivalent en continuant d’agrandir l’existant ou en construisant du neuf. 

« Nous parlons à des investisseurs », poursuivait Jean-Paul Alary sans attester de l’intérêt de l’État allemand. Une chose semble néanmoins certaine : la porte sera close pour Rheinmetall. Pour le grand patron, celui qui est autant un partenaire occasionnel qu’un adversaire « ne peut rien apporter à la stratégie de KNDS ».

Non seulement les remous entourant le SCAF n’obèrent pas la poursuite du projet, mais le PDG de KNDS assure rester « un fervent partisan du MGCS ». Les travaux se poursuivent donc pour offrir un successeur aux chars Leclerc et Leopard 2, que celui-ci se concrétise ou non au travers du programme MGCS. Les capitaux attendus pourront également favoriser de nouvelles acquisitions à l’heure où la filière européenne tend à se consolider. Pas question, pour autant, de se diversifier dans le spatial ou dans le naval, par exemple. Le groupe compte bien rester un « pure player » du domaine terrestre, assurait Jean-Paul Alary.