Belgique : un autre pan du parc logistique de la Défense en cours de renouvellement

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La Défense belge a lancé les grands travaux pour l’acquisition d’une centaine de nouveaux camions semi-remorques, dont une partie recevra la protection et, potentiellement, l’armement nécessaires pour évoluer sur les théâtres extérieurs. 

Ce projet d’achat, avalisé le 2 février par le gouvernement belge, est entré la semaine dernière dans la phase d’appel à participation. Alloti, le besoin porte sur des « moyens territoriaux déployables » et des « moyens opérationnels ». D’un côté, pour 99 tracteurs non blindés et 94 semi-remorques en plusieurs versions, de la benne basculante au plateau surbaissé. De l’autre, pour 18 tracteurs blindés et autant de semi-remorques surbaissées. Le tout complété de contrats de maintenance. 

Si leur usage semble circonscrit à la Belgique et à l’Europe, les moyens territoriaux pourront être déployés en opération extérieure et doivent donc répondre à un minimum d’exigences en termes « de déployabilité et d’interopérabilité », telles que l’installation de supports d’armes et l’intégration d’équipements de communication. 

Conçue spécifiquement pour l’environnement opérationnel, la seconde combinaison nécessitera quant à elle « une grande mobilité tactique et une capacité tout-terrain », note la Défense. Hormis certaines exigences en matières de puissance, de transmission ou de garde au sol, son « tracteur blindé militaire 8×8 à haute mobilité » sera doté d’une protection passive permanente. Sa cabine offrira au minimum une protection balistique de niveau 3 et une protection anti-mines de niveau 3a. Elle pourra par ailleurs recevoir a posteriori un système de protection NRBC ainsi qu’un tourelleau téléopéré pour l’autodéfense rapprochée. 

Il s’agit d’une nouvelle étape dans le renouvellement du parc logistique belge, trois ans après le marché de 259 M€ notifié à DAF Trucks pour la fourniture de 879 camions légers et lourds. Le groupe néerlandais pourrait retenter sa chance en misant sur la cohérence et les synergies entre flottes. Un scénario que d’autres, comme Scania, Mercedes ou encore Renault Trucks, pourraient venir bousculer.

Présentée comme « un énorme défi » dans le plan STAR, la mise à niveau du soutien direct logistique de la Composante Terre intervient sur fond de regain d’intérêt envers les questions de mobilité militaire. Près de 430 M€ seront investis par la Défense belge sur la période 2023-2032 pour répondre aux seuls enjeux matériels. 

Crédits image : Composante Terre