2012 : Une petite année pour l’armement

Share

Le délégué général Laurent Collet-Billon a présenté aujourd’hui le bilan 2012 de la Direction Générale de l’Armement (DGA). Baisse des budgets oblige, les notifications de programmes ont connu une chute significative en 2012, s’élevant à 6 368 millions d’euros contre près de 8000 en 2011. Les crédits attribués à la recherche ont par contre très légèrement augmenté, s’élevant à 707 millions au lieu de 695 en 2011. Parmi ces investissements, le programme Contact de radio tactique haut débit « à très haute valeur technologique », qui mobilise 2000 personnes en France. Le dispositif RAPID d’aide aux PME pour des projets innovants (exosquelette, blindage en céramique…) bénéficie de cette légère hausse de crédits, passant de 40 à 50 millions d’euros. Autre tendance, l’augmentation des budgets consacrés à la cyberdéfense, dont les investissements vont passer de 10 à 30 millions d’euros et aboutir au recrutement par la DGA de 200 ingénieurs d’ici 2015.

 

Pour l’export, les résultats ne sont pas bons. Le prochain rapport au Parlement devrait être présenté à partir d’avril et ne devrait pas dépasser les 5 milliards d’euros de contrats export en 2012 contre 6,5 milliards en 2011. L’Asie-Pacifique représente plus de 40% des exportations suivies du Golfe avec 16%. Le « gros » contrat c’est bien sûr l’Inde avec la commande du missile Mica de MBDA et la rénovation des Mirage.

 

En 2012, les principaux matériels terrestres livrés aux armées en 2012 concernent le programme FELIN, le 10 000ème système du combattant a été réceptionné par l’armée de terre en 2012 tandis que cinq premiers hélicoptères de transport NH90 Caïman ont été perçus.

Côté drone, la situation du drone MALE « est bien décantée » selon les mots de Laurent Collet-Billon, le dossier est entre les mains du Ministre. Attendons donc… En ce qui concerne le drone tactique Watchkeeper, des opérateurs français suivent en ce moment une formation sur la plateforme britannique au Pays de Galles, la phase d’évaluation technico-opérationnelle devrait débuter en France au mois de mars.

 

« En 2013, il est indispensable de poursuivre notre effort sur l’expertise technologique, pour maintenir au meilleur standard les capacités des forces armées et préserver la compétitivité de notre industrie » a conclu Laurent Collet-Billon.