C’est une victoire sans surprise de Thales aux Pays-Bas, qui décroche un marché majeur pour la modernisation des communications tactiques et infrastructures IT des forces armées néerlandaises.
Officialisé juste avant Noël, cet accord-cadre dit « C2Infra » porte, comme son nom l’indique, sur la livraison et le développement de systèmes IT de commandement et de contrôle (C2). C’est l’une des briques majeures de FOXTROT, ce programme d’ensemble visant à moderniser les communications tactiques et infrastructures IT d’environ 8000 véhicules, 3500 combattants débarqués, 135 navires et 110 aéronefs.
C2Infra représente ainsi un investissement global de 471 M€ que la Défense néerlandaise prévoit de déployer entre 2028 et 2040. Son attribution était annoncée de longue date. Les Pays-Bas ont en effet invoqué l’article 346 du TFUE pour éviter le recours à une mise en compétition et se tourner d’emblée vers Thales Nederland, « seul fournisseur néerlandais capable de proposer une solution matérielle/logicielle (propriétaire) répondant aux exigences techniques et opérationnelles ».
« Cet accord démontre clairement comment la numérisation et l’innovation renforcent la souveraineté européenne en matière de défense. En fournissant des systèmes IT tactiques évolutifs dans le cadre du programme FOXTROT, nous contribuons à la vision ‘Readiness 2030’ et garantissons que nos forces armées soient connectées, résilientes et prêtes à relever les défis de demain », déclarait le PDG de Thales Nederland, Gerben Edelijn.
Si FOXTROT est à vocation interarmées, C2Infra représente surtout « une avancée significative dans la modernisation des systèmes de communication tactique et informatiques déployés lors d’opérations terrestres, principalement par l’armée royale néerlandaise », souligne le commandement en charge du matériel et de l’IT, le COMMIT.
Thales fournira notamment sa solution SOTAS, une combinaison d’intercoms, de radios et de réseaux de données garantissant la communication entre et au sein des véhicules, avec les combattants et les systèmes d’armes. L’Australie, le Brésil ou encore le Danemark, par exemple, l’ont également acquise au cours de la dernière décennie. « Les équipements existants seront également perfectionnés », expliquait la Défense néerlandaise. De quoi renouveler un ensemble d’outils en service depuis 1993.
Crédits image : ministère de la Défense