Opération de libération d'otages durant le SOFINS 2015

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La nouvelle édition du salon SOFINS a commencé en force avec une démonstration d’ouverture digne d’un film d’action. Plus qu’une démonstration, il s’agissait véritablement d’un entrainement au grand jour pour tous les membres du COS (Commandement des Opérations Spéciales) qui y ont participé. Il s’agissait de la première fois qu’une telle présentation était effectué devant un public si important. Pour tous ceux qui n’ont pas eu l’opportunité d’y assister, voici le récit des évènements.
Le scénario était simple et en lien direct, mais imprévu, avec l’actualité. Un groupe terroriste retient au moins un otage et il faut le libérer. La mission revient évidemment aux forces spéciales. Nous allons donc avoir l’occasion d’assister à une opération de libération d’otage en accélérer, à savoir une quinzaine de minutes. En temps réel, une telle mission pourrait durer plusieurs jours.
La première étape consiste en l’infiltration sous voile d’opérateurs du 13ème régiment de dragons parachutistes, largués par un C-130 Hercule de l’escadron de transport 3/61 Poitou, qui ont pour mission de recueillir du renseignement (HUMINT) concernant la planque des terroristes.

Infiltration sous voile pour les hommes du 13 RDP (Photo : FOB)


 
Les parachutistes, suivant leur leader, atterrissent les uns près des autres, camouflent leur parachute et, chargés de leur matériel (qui peut représenter un poids de 70kg, comme cela a pu être le cas lors de mission en Afghanistan), ils disparaissent afin d’accomplir leur mission.

Les membres du 13ème RDP peuvent emporter jusqu’à 70kg d’équipement en opération (Photo: FOB)


Une fois tous les membres parés, l’équipe disparait dans les bois et commence sa mission de renseignement (Photo: FOB)


Après cela, une patrouille SAS (Special Air Service, héritière des forces spéciales anglaises de la Seconde Guerre mondiale) composée d’un VLRA (Véhicule léger de reconnaissance et d’appui) et de deux VPS (Véhicule de Patrouille Spéciale) armés par des hommes du 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine (1er RPIMa) s’approche des positions ennemis et effectuent une reconnaissance de la zone et se tient prêt à intervenir.

VLRA du 1er RPIMA armée avec deux mitrailleuses : une de 12,7 mm et une de 7,62 mm (Photo : FOB)


VPS du 1er RPIMA armée d’une mitrailleuse de 12,7 mm et d’une autre en 7,62 mm (Photo : FOB)


Les VPS et le VLRA assurent la surveillance autour du site terroriste (Photo : FOB)


Soudain, après avoir tournée une vidéo montrant l’otage en détention, le chef présumé du groupe terroriste, accompagné de plusieurs de ses hommes, quitte les lieux à bord d’un véhicule, embarquant vraisemblablement l’enregistrement avec lui.

Le chef présumé du groupe terroriste prend la fuite à bord d’un véhicule (Photo : FOB)


Les FS ne peuvent le laisser disparaitre et décident d’intervenir, avec notamment l’intervention d’un hélicoptère Tigre du 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales.

Intervention d’un hélicoptère Tigre du 4ème RHFS (Photo : FOB)


Le Tigre stoppe le véhicule grâce à des tirs de son canon de 30 mm (Photo : FOB)


Après quelques tirs de semonce effectués via le canon de 30mm de l’hélicoptère, la patrouille SAS entre en action. Le véhicule est stoppé, ses occupants neutralisés, le chef est capturé.

Sous la couverture du Tigre, la patrouille SAS du 1er RPIMA maitrise le chef terroriste (Photo : FOB)


Après cette manœuvre musclée, Paris décide d’intervenir afin d’éviter toute représaille sur l’otage. Un Caracal, également du 4ème RHFS arrive sur zone, largue, via une corde lisse, une équipe du Commando Trepel et s’éclipse pour laisser les opérateurs au sol intervenir.

Les commandos marines du Commando Trepel utilisent une corde lisse pour rejoindre le sol depuis l’hélicoptère Caracal (Photo : FOB)


Rapidement, toute résistance est neutralisée, l’otage est secouru et les lieux sont fouillés afin de récupérer tout renseignement qui pourrait s’avérer utile (GSM, GPS, clés USB, documents). L’identité de l’otage est vérifiée et il est ensuite conditionné pour son évacuation.

Toute résistance est rapidement neutralisée… (Photo : FOB)


… et la zone sécurisée (Photo : FOB)


Celle-ci s’effectue via le Caracal qui revient au dessus de la zone d’opération.

L’hélicoptère Caracal revient sur zone et descend la grappe (Photo : FOB)


La technique de la grappe est utilisée afin d’éviter un poser à l’appareil, une manœuvre qui expose considérablement l’hélicoptère. Les Commandos et l’otage s’attachent à la grappe qui descend du Caracal et, sous l’œil attentif du Tigre, toute l’équipe s’envole, effectue un petit tour en l’air et revient se poser sous nos yeux (à quelques kilomètres de là en situation réelle).

Les commandos marines et l’otage s’attachent à la grappe (Photo : FOB)


La manoeuvre d’extraction via grappe est impressionnante ! (Photo : FOB)


Le Caracal emportant la grappe est suivi par le Tigre qui lui assure une couverture contre une éventuelle menace (Photo : FOB)


Les différents acteurs de la démonstration se rassemblement à la fin de l’exercice (Photo : FOB)


D’après les dires des membres du COS, il s’agissait de la première fois qu’un exercice de ce genre avait lieu devant un public aussi vaste et nous sommes heureux d’avoir eu la chance de pouvoir y assister.