« La guerre sans l’aimer » écrit Bernard-Henri Lévy. Qui oserait d’ailleurs affirmer le contraire sauf à vouloir passer pour un fou sanguinaire ? Au-delà du truisme, la formule sonne plutôt comme une autojustification, presque comme un alibi… le gentil philosophe épris d’idéaux kantiens se serait trouvé, pour la ‘bonne’ cause, contraint et forcé de participer activement au méchant conflit... Le titre choisi pour ce carnet de campagne fait, à y réfléchir, plus largement écho aux rengaines – aussi éculées qu’hypocrites – sur la propreté revendiquée d’une guerre sans morts, sur l’efficacité réputée mécanique de la guerre. . .