Après l’immobilier, les dépenses d’armement…

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Bien que moins passionnantes que les celles portant sur les prix de l’immobilier « dans votre région », les enquêtes sur les dépenses d’armement dans le monde font aussi partie des marronniers ressortant avec une belle régularité dans la presse économique. Divine surprise, une enquête du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) avait montré une légère baisse (-0,5%) de ces dépenses en 2013. Une accalmie sur le front essentiellement due au tassement des budgets en Europe et aux Etats-Unis. Mais la même étude avait montré partout ailleurs dans le monde une hausse des dépenses : + 24% en Europe de l’Est (essentiellement Russie et Ukraine), + 8,4% au Moyen, +3,3% en Asie. Plus anecdotiques, car partant de très bas ou portant sur des volumes relativement faibles, le SIPRI notait également des hausses supérieures à 40% au Paraguay et au Venezuela.
L’hirondelle 2013 ne fera finalement pas le printemps, puisqu’une étude menée cette fois par le cabinet de consultant IHS Jane’s explique en ce début d’année que les dépenses repartent à la hausse, toujours tirées par la Russie, le Moyen-Orient et l’Asie. La progression devrait être de 0,6%, à 1.547 milliards de dollars. La Russie veut augmenter ses dépenses militaires de 44 % sur les trois prochaines années et conforter sa place de numéro trois mondial derrière les Etats-Unis et la Chine. Cette dernière affiche également un bon appétit, avec une montée en puissance qui va se poursuivre dans les années à venir. IHS Jane’s estime le budget militaire de Pékin à 139 milliards de dollars par an, les projections faisant état pour 2015 d’un budget supérieur à ceux de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne réunies. Au-delà de ce seul chiffre, la Chine se distingue également par la mise en place d’une politique volontariste et structurée d’acquisition de technologies. Du côté du Moyen-Orient, la fête continue avec Oman et l’Arabie Saoudite qui mènent la danse (+30% entre 2011 et 2013), cette dernière aurait triplé son budget en l’espace de dix ans. La situation est bien évidemment moins glorieuses en Europe de l’ouest, la France maintenant sa position de numéro 6 mondial avec environ 53 milliards de dollars.